Olengue Chancely : «Être élu avec plus de 88 % des suffrages dans un contexte où les citoyens réclament du renouveau traduit une confiance forte du peuple…»

Vous avez été élu sous la bannière UDB avec plus de 88%. En tant que jeune, quel a été votre ressenti quand nous savons que le Gabon a, ces dernières années, eu du mal à renouveler sa classe politique ?

«C’est avant tout un sentiment de fierté, mais aussi de grande responsabilité.Être élu avec plus de 88 % des suffrages dans un contexte où les citoyens réclament du renouveau traduit une confiance forte du peuple de la Djoué-Onga. Cette victoire, ce n’est pas seulement la mienne, c’est celle d’une génération qui veut prouver que la jeunesse gabonaise est prête à prendre ses responsabilités, à servir avec sincérité et efficacité.Comme on le dit souvent, « à celui à qui l’on confie beaucoup, il sera beaucoup demandé ».Pendant longtemps, la classe politique a été perçue comme figée, éloignée des réalités quotidiennes. Aujourd’hui, les jeunes veulent montrer un autre visage : celui de l’engagement, du travail et de la proximité avec les populations. « L’arbre du renouveau ne peut pousser que si on enracine la confiance dans la jeunesse. »

Lors des élections législatives et locales du 27 septembre, nous avons constaté un grand nombre de candidatures des jeunes Gabonais. Comment expliquer cet engouement et cette volonté retrouvée de participer à la vie politique du pays ?

«Je crois que cet engouement traduit un profond changement de mentalité.Les jeunes ont compris que la politique n’est pas réservée à une élite ou à une génération donnée. Elle est l’affaire de tous ceux qui veulent transformer leur environnement. N’oublions pas que si vous ne faites pas la politique, la politique vous fera.Le contexte actuel, marqué par un appel fort au renouvellement et à la transparence, a créé un déclic. Beaucoup de jeunes ont vu qu’il était désormais possible d’être acteurs du changement, de proposer des solutions concrètes, et surtout d’être entendus.Vous savez, hier nous étions résignés à subir et non à agir ; hier, nous étions sans issue, sans voix, sans attention — comme le démontre l’expression : « on va encore faire comment ? »Aujourd’hui, le jeune sait, voit les opportunités et s’engage à être utile.« Quand le vent du changement se lève, certains construisent des murs, d’autres construisent des moulins. » La jeunesse gabonaise, elle, a choisi de construire des moulins».

En tant que nouvel élu, quelles sont les attentes des populations de votre circonscription électorale qui ont le plus attiré votre attention ?

«Les attentes sont nombreuses, mais quatre ressortent très clairement : le besoin d’un idéal et d’un nouvel espoir fondé sur le concret et non sur les belles paroles, l’accès aux infrastructures de base, l’emploi des jeunes et l’amélioration des conditions de vie dans les villages.Nos populations veulent que les routes soient praticables, que les écoles et les centres de santé fonctionnent, que nos agriculteurs soient accompagnés.Mais au-delà, elles attendent une nouvelle manière de faire de la politique : être écoutées, respectées et impliquées dans la prise de décision.Pour moi, le mandat que j’ai reçu est un mandat de proximité. Je veux être un relais entre l’État et les habitants, un député du terrain, à l’écoute et dans l’action.« Celui qui veut aller vite marche seul, mais celui qui veut aller loin marche avec le peuple. »

Dans quelques jours, la nouvelle Assemblée nationale sera installée. Quelle place pourraient occuper les jeunes dans cette nouvelle configuration institutionnelle ?

«Les jeunes doivent occuper une place centrale — de l’alpha à l’oméga.Du bureau de l’Assemblée jusqu’aux différentes commissions, leur présence doit se faire sentir. C’est l’idéal pour cette 5ᵉ République : un véritable partage d’expériences entre les jeunes, les femmes et les anciens.En tant que plus jeune député élu, je reste confiant et disponible à remplir n’importe quelle charge moralement correcte. En effet, les jeunes ont la capacité de proposer, d’innover et de travailler autrement.Nous devons faire entendre nos voix sur des questions comme l’éducation, l’emploi, l’institutionnalisation de nos structures telles que le CNJ et l’UNEG, la transformation numérique, la protection de l’environnement et la gouvernance locale.Cette 14ᵉ législature doit être celle de la modernité et du pragmatisme, et les jeunes députés ont un rôle clé à jouer pour insuffler cet esprit nouveau.« Le futur appartient à ceux qui se lèvent tôt pour le bâtir. »

Quelles seraient, pour vous, les priorités immédiates de cette 14ᵉ législature ?

«Nos priorités doivent être à la fois sociales, économiques et institutionnelles.D’abord, redonner confiance au peuple à travers une gouvernance exemplaire.Ensuite, renforcer la décentralisation pour que chaque territoire puisse se développer selon ses besoins réels.Enfin, investir dans les secteurs qui touchent directement la jeunesse : formation, entrepreneuriat, agriculture, numérique et culture.Nous devons bâtir un Gabon de proximité, d’équité et d’opportunités pour tous.« Une main seule ne peut attacher un paquet » : le développement du pays est une œuvre collective.

Mot de fin:

«Mes remerciements vont premièrement à l’endroit du Chef de l’État, Président de la République, Président fondateur de notre parti l’UDB, SEM Brice Clotaire Oligui pour la confiance placée en ma modeste personne en validant ma candidature à la députation.Je voudrais également remercier le peuple de la Djoué-Onga pour leur confiance en me plébiscitant à plus de 86% en qualité d’élu national.Je suis conscient du poids de cette responsabilité et je m’engage à être un député de terrain, d’unité , de dialogue et de la construction.J’invite la jeunesse gabonaise à rester debout, à croire en elle, à ne pas se contenter d’observer mais à agir.« Ce n’est pas en regardant l’eau qu’on traverse la rivière. »C’est ensemble que nous écrirons une nouvelle page de notre histoire celle d’un Gabon uni, juste et tourné vers l’avenir.»

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