
Depuis plusieurs semaines, le Gabon fait face à une vague de grippe d’une ampleur inhabituelle. Des adultes cloués au lit, des enfants hospitalisés, certains nourrissons sous assistance respiratoire : les hôpitaux du pays peinent à absorber l’afflux de patients. De Libreville à Oyem, en passant par Franceville, la situation inquiète les familles et les professionnels de santé.
Selon plusieurs témoignages recueillis dans différents centres hospitaliers, les symptômes observés vont bien au-delà d’un simple rhume saisonnier : fortes fièvres, toux persistante, douleurs articulaires, difficultés respiratoires. Dans certains cas, la grippe évolue vers des complications nécessitant une oxygénothérapie, notamment chez les plus jeunes et les personnes âgées.
Face à cette recrudescence inquiétante, le silence du ministère de la Santé, dirigé par Adrien Mougougou, suscite de vives interrogations. Aucune communication officielle n’a encore été faite pour rassurer les populations, ni pour rappeler les gestes de prévention élémentaires. Une situation que de nombreux observateurs jugent préoccupante, dans un contexte où la désinformation médicale circule facilement sur les réseaux sociaux.
Pourtant, les médecins insistent : la vigilance et la prévention restent les meilleures armes contre la propagation du virus. Le port du masque dans les lieux publics, le lavage régulier des mains, l’aération des espaces clos et la vaccination antigrippale sont autant de mesures recommandées pour freiner la transmission.
Les autorités sanitaires sont appelées à réagir sans délai : informer, sensibiliser et renforcer la surveillance épidémiologique. Car derrière les chiffres et les symptômes, c’est toute une population qui attend des réponses et surtout, des solutions.
Le Monstre Froid




