Santé : L’alcool et les drogues dures de plus en plus consommés par les mineurs au Gabon, une préoccupation alarmante

La consommation d’alcool et de stupéfiants chez les mineurs enregistre une augmentation préoccupante au Gabon, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires, des éducateurs et des familles face à ce phénomène qui s’enracine de plus en plus dans le quotidien des jeunes.

D’après les dernières statistiques diffusées par le ministère de la Santé, plus de 30 % des adolescents âgés de 13 à 17 ans ont déjà goûté à l’alcool, et près de 12 % auraient consommé des substances illicites telles que le cannabis, la cocaïne ou encore des drogues synthétiques. Les zones populaires de Libreville, Port-Gentil et Franceville sont particulièrement affectées par ce fléau.Les causes de cette recrudescence sont plurielles : un environnement familial instable, un accès facilité aux substances, l’influence des réseaux sociaux et un manque de surveillance dans les établissements scolaires.

Les bars clandestins et les vendeurs de rue participent également à la banalisation de la consommation de ces produits. »Il ne s’agit plus d’un phénomène marginal. Nous sommes confrontés à une urgence sanitaire et sociale », déclare le Dr Jean-Marc, addictologue au CHU de Libreville.

« Nous recevons un nombre croissant de jeunes en détresse psychologique, certains souffrent déjà d’une dépendance sévère. »En réaction à cette situation, le gouvernement annonce le renforcement des campagnes de sensibilisation au sein des institutions éducatives et la création de centres d’écoute pour adolescents. Une révision de la législation concernant la vente d’alcool aux mineurs est également en préparation.

Cependant, pour les spécialistes, seule une réponse globale – impliquant familles, établissements scolaires, autorités publiques et société civile – permettra de juguler cette spirale destructrice. En attendant, des générations entières restent exposées à des substances qui mettent leur avenir en danger.

La Rédaction

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page