Gabon : le pays des règlements de comptes

Par hercule

Une nomination à la tête d’une institution est toujours la bienvenue tant ces postes sont prisés par le plus grand nombre. L’on se sent généralement flatté d’avoir été le grand élu et l’on se sent pousser des ailes. C’est dans cet élan que certains hauts fonctionnaires, à peine arrivés ils se débarrassent des collaborateurs de leurs prédécesseurs.

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Souvent après avoir été démis de ses fonctions au Gabon on devient un paria, il est courant de sortir d’un ministère ou d’une direction chassé comme un malpropre et aux oubliettes les services rendus à la nation. Le remplaçant qui s’empresse de virer l’équipe qui constituait son administration comme s’il voulait effacer les traces de son prédécesseur pour ne pas y être associé.

C’est le cas de plusieurs personnalités publiques qui se sont vues éjectées de leurs postes peu de temps seulement après avoir été promus, sans avoir eu le temps de prouver qu’ils étaient à la hauteur de leurs nouvelles fonctions. Cependant, il faut se méfier, aujourd’hui encore plus qu’hier. Compte tenu des événements récents, l’on serait tenté de croire que l’administration gabonaise est devenue un terrain de guerre où tous les coups sont permis.

En effet, depuis la constitution du gouvernement Julien Nkoghe Bekale jusquà celui de Rose Christiane Ossouka Raponda, il ne se passe pas un conseil de ministre sans de nombreuses nominations. Certains s’en vont et d’autres viennent. Des sièges épineux pour les occupants qui se voient éjectés en moins de deux. Une action qui ne serait pas sans conséquences car en se baladant de ministère en ministère en peu de temps, les nommés n’ont pas le temps de prendre leurs assises et donc de travailler de manière correcte et efficace.  

Nul ne semble réellement comprendre les motivations de ces chamboulements. L’incompétence serait-elle la réelle raison, la corruption ou même le choix d’une redynamisation dont seules les plus hautes autorités de ce pays ont le secret?

A ces interrogations, le président de la République à une réponse : « Dans une équipe, pour trouver la meilleure configuration, il faut parfois faire plusieurs essais. Ce qui compte pour moi, ce sont les résultats concrets de nos politiques publiques. Pas la stabilité gouvernementale. Je le répète, j’ai une seule obsession : les Gabonais doivent ressentir concrètement, dans leur quotidien, les effets des réformes. Les membres du gouvernement doivent être évalués et jugés à l’aide de la feuille de route et des objectifs qui leurs ont été assignés pour conserver leur place au sein du gouvernement de la République. » a martelé Ali Bongo dans une interview accordée au quotidien l’Union.

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