Fausse dette intérieure de l’Etat : des poursuites judiciaires seront engagées

Par hercule

Les travaux de la Task Force ont permis de mettre à nu un grand réseau de détournements de fonds bien organisé. Pour les plus hautes autorités en tête desquelles, le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, ces actes malveillants ne resteront pas impunis.

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Tous ceux qui ont tenté d’empocher indument des centaines de millions, voire des milliards de francs CFA sur le dos de l’Etat seront poursuivis. Au regard de toutes les révélations faites par le porte-parole de la Présidence de la République, Jessye Ella Ekogha, il est clair que des têtes sont soient sur le point de tomber.

En effet, « certains dossiers laissent apparaître clairement une complicité entre les opérateurs indélicats et de hauts cadres de l’administration. Il y aura des poursuites judiciaires. », a déclaré le porte-parole de la Présidence dans une interview accordée au quotidien l’Union.

Face à l’ampleur du scandale, les autorités mènent des investigations pour tenter de mettre à jour ce qui s’apparente aux yeux de beaucoup comme un véritable système de détournement de fonds et de mettre la main sur ceux qui y sont mêlés de près ou de loin.

Par ailleurs, le porte-parole a annoncé que dorénavant, le dispositif institutionnel sera « musclé », les procédures « durcies » et les contrôles « renforcés ». Les personnes qui seront reconnues coupables par la justice gabonaise seront sévèrement punies, car « on ne vole pas l’Etat impunément !», a martelé Jessye Ella Ekogha.

Pour rappel, la taskforce sur la dette intérieure a été instituée le 20 juin 2020 par décret présidentiel avec pour mission de réaliser un contre-audit. Composée d’une équipe pluri-disciplinaire de très haut niveau et appliquant une méthodologie particulièrement rigoureuse (avec des contrôles sur pièces mais également sur place, contrairement à un premier audit réalisé par le cabinet PWC pour le compte du FMI), ses conclusions ont abouti à l’annulation des deux tiers de la dette intérieure pour « défaut avéré de contreparties réelles ». Au total, ce sont des centaines de milliards de francs CFA qui ont été « sauvés » par l’Etat.

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